L’Irak a perdu son boucher sanguinaire Zarkaoui, l’une des têtes innombrables (mais sans aucun doute la plus hideuse) du terrorisme islamiste. Tout comme son maréchal Ben Laden, il a épuisé sa jeunesse dans tous les vices occidentaux qu’il a fustigés par la suite. Des opportunistes du Djihad qui ont très bien su jouer de la puissance des moyens modernes de communication.
Petite coquetterie non négligeable dans les carnages revendiqués par Abou Moussab : la haine déchaînée contre les chiites qu’il souhaitait trucider dans une apothéose de guerre civile généralisée. Finalement, la vraie terreur du terrorisme islamiste, depuis le onze septembre, dans son déchaînement fréquent, ou quotidien comme en Irak, s’est focalisée sur des pays musulmans et non dans les contrées occidentales. L’évidente facilité pour déployer cette violence aveugle dans ces zones déstabilisées et imbibées par l’esprit salafiste ne doit pas leurrer. Dans l’ombre, quelques gros coups se préparent contre les Occidentaux. (10 juin 2006)

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